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Certaines
espèces vivent en parfaite symbiose, les unes servant
les autres. Les pique-boeufs épouillent les rhinoceros.
Les poisson-chirurgiens toilettant les mérous. Les pucerons
régalant les fourmis de leurs crottes sucrés. Aux chats
de cimetière, la nature a associé une spèce rare et
généreuse qui nourrit, soigne, choie et console : les
dames à chat .
Une
chapelle abandonnée, ou un caveau de guingois, et elles
échafaudent un petit réfectoire, avec soucoupes, jattes,
bols de lait et nappes de carton. La bourre d'un prié-Dieu,
un vieux veston ou une litière de paille assurent le
confort de la sieste. L'endroit porte le nom d'une tombe
qui l'avoisine, ou d'un détail de cette tombe, ou d'une
idée qu'elle a fait naître : Moïse, le Plat d'argent,
les Navigateurs, les Maréchaux , les Vitraux bleus,
la Femme couchée, les Polonais. Le cimetière Montmarte
compte ainsi, en plus de ses vingt et une division,
soixante et un réfectoires à chats. On entend parfois
dire que Moïse est bien servi ou que la Femme couchée
a encore très faim. Peu avant l'heure du repas, quand
la soupe passe, toute fumante, dans les travées, les
chats s'installent, un à un, sur des murets de granit.
C'est un public encore timide , qui n'a pas payé sa
place et se ménage la possibilité de prendre la poudre
d'escampette.
Puis les jates se remplisent....
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Si
la suite de
cet récit vous interesse vous pourrez la poursuivre
en lisant "la chat dans tous ses états" de
J.L. Hue
vous
comprendrez mieux, en le lisant, les amoureux
des chats, ces "dames-chats" qui les soignent
et les nourrissent à longueur d'année et aussi l'histoire
de la naissance de l'Ecole du chat et ses filiales.
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